Diminuer les gaz à effets de serre et les particules

Respirer un air sain, ne pas étouffer lors des pics de chaleur, sont des exigences fortes de tous les habitants de notre ville. Nous devons réduire de 40% nos émissions de GES à l'horizon 2030.
La politique volontariste que nous engagerons de réduction de la place la voiture thermique dans la ville, participera d'une réduction très significative des gaz à effet de serre et des particules, d'une réduction de la pollution pour tous, et particulièrement pour les populations les plus touchées par ce problème majeur pour la santé.
Mais réduire la place de la voiture, cela signifie aussi de permettre à chaque personne de se déplacer dans la ville en utilisant un mode de transport adapté à ses déplacements et à l'urgence climatique, pour pouvoir accéder à toute la ville.
C'est en ce sens que nous développerons des transports en commun en inter et multi modalité, y compris pour accéder à notre ville depuis les couronnes extérieures avec un RER Toulousain, prolongerons la ligne B jusqu’à Labège, prolongerons le tram jusqu’à la gare, développerons les modes doux avec notamment un réseau ambitieux de pistes cyclables, dont des voies rapides...

Réduire la place de la voiture

  • Pour cela, il faut apporter des réponses de mobilité au plus près des gens sur la grande agglomération. Nous voulons que 80% des habitants de la métropole aient un point d’accès aux transports publics à moins de 200m de chez eux, et passent moins de 50mn en transports en commun dans un déplacement quotidien.
  • Nous développerons un RER urbain toulousain . Un réseau de Tram-Train sera constitué sur les voies existantes en correspondance avec le Métro et le réseau de transport en commun métropolitain. Ainsi Colomiers et la zone aéronautique seront reliées au cœur de Toulouse par l’aménagement de l’actuelle Ligne C , dans le secteur Sud-Ouest Muret et Portet connectés à Toulouse à la gare d’échange Métro/Bus/Tram des Arènes, le Nord de l’agglomération (St Jory ...) à la station La Vache Le Sud (Villefranche de Lauragais ...) et l’Est (Albi ..) seront connectés à la Ligne B .
  • Nous prolongerons la ligne B du Métro jusqu’à Labège,
  • Nous prolongerons le Tram de Palais de Justice jusqu’à la Gare,
  • Nous constituerons un parc de bus écologiques . Abandon du diesel pour les 600 bus de Tisséo, remplacé par le gaz naturel, l’électrique hybride et l’hydrogène ... Nous développerons un vrai réseau Linéo en site propre partiel pour en finir avec les bus englués dans les bouchons.
  • Nous développerons un Plan Vélo ambitieux , comprenant un véritable réseau de pistes cyclables, dont des voies rapides (REV déjà programmées) dont nous accélèrerons la réalisation. L’essor des micro-mobilités (vélos électriques, trottinettes, etc.) sera pris en compte dans les projets d’aménagement. Des aides seront accordées pour l'achat de vélos électriques.
  • La 3ème ligne dont le projet de financement actuel est dénoncé par la Cour des Comptes et dont le tracé n’est guidé que par des opportunités de spéculation immobilière, doit être repensée en reliant la gare Matabiau à l’aéroport et Labège ( connectée avec la Ligne B au niveau de l’Institut National Polytechnique).
  • Pour faciliter la multi modalité entre les voitures et le métro, tram, RER et Linéo , les capacités d’accueil des parc-relais seront augmentées ainsi que les aires d’embarquement aménagées pour le covoiturage.
  • Nous voulons un renouvellement urbain ambitieux sur l’ensemble de la ville de Toulouse et de l’agglomération pour répondre aux urgences de mobilité en mode doux : la réflexion sera menée sur chaque quartier avec l’ensemble des habitants pour répondre aux besoins de mobilité vélo, piétons, transports en commun en tenant compte des équipements de proximité nécessaires (école, culture, sport, commerces...)
  • Nous construirons un véritable service public des transports
  • Une nouvelle gouvernance des transports publics à déployer sur le bassin métropolitain et rassemblant acteurs des transports et institutions, est nécessaire pour répondre à tous ces enjeux
  • Un tarif social basé sur les revenus favorisera l’accès de tous aux transports publics ; la gratuité sera mise en œuvre pour les personnes les plus défavorisées ; la carte à 10 euros par mois pour les jeunes de moins de 26 ans sera rétablie.
  • Un grand plan de rénovation énergétique des bâtiments publics et des logements des particuliers sera engagé, afin de réduire leur empreinte écologique. L'objectif est de rénover 5000 logements par an .
  • Nous sensibiliserons plus vivement les citoyens (via des campagnes d’affichage, des forums, des comités de quartier …) en nous appuyant sur les rapports des associations compétentes, des agences de l’énergie …
  • Nous mettrons en place des aides financières et administratives pour permettre aux habitant-e-s dont les revenus sont faibles ou médians d'assurer leurs travaux de rénovation énergétique.
  • Nous accompagnerons efficacement les résidents victimes d’abus et de nuisances (logements insalubres, passoires énergétiques …) dans leurs démarches.
  • Nous expérimenterons des solutions originales (pièges à soleil sur les façades …)
  • Une coopérative citoyenne de production d’électricité en complément du développement de la régie municipale d’énergie
  • Un basculement à court terme de tous les véhicules municipaux et métropolitains vers l’électricité ou l’hydrogène > Multiplier par 10 en 6 ans la production d’énergie d’origine photovoltaïque.

Annexe : Pollution et Santé

Selon l’étude européenne menée dans le cadre du projet Aphekom sur l’impact économique et sanitaire de la pollution atmosphérique, « à proximité des voies à forte densité de circulation automobile, on constate une augmentation de 15 à 30% des nouveaux cas d’asthme chez l’enfant et des pathologies chroniques respiratoires et cardiovasculaires fréquentes chez les adultes âgés de 65 ans et plus comme les pneumonies, les infarctus et AVC ».
D’après la même enquête, si l’on réduisait le taux de particules fines de 5 microgrammes par mètre cube, les Toulousains pourraient gagner 4 mois d’espérance de vie et on pourrait éviter chaque année 124 décès.

Entre 8 000 et 18 000 personnes à Toulouse vivent dans une zone qui dépasse les limites réglementaires en matière de pollution. Elles habitent à proximité directe des grands axes routiers, la pollution de l’air ne s’étendant que sur quelques centaines de mètres.