L'espace public réinventé

LA SECURITE est un droit pour toutes et tous

Une municipalité a le devoir d’offrir la paisibilité à ces citoyens. Et cette paisibilité doit pouvoir être concrète au quotidien dans la pratique de l’espace public de la ville. Pour cela il faut agir sur plusieurs domaines d’intervention, dont en premier la prévention. Nous sommes convaincus que la sécurité (et le sentiment de sécurité) est le fruit une co-construction impliquant différents acteurs, dont l’Etat, devant apprendre à travailler ensemble, sans pour autant confondre les rôles des uns et des autres . La sécurité est un des piliers de la liberté et de la démocratie, c’est le droit de vivre en sécurité.

Trop souvent la violence est dans la rue : vente de produits stupéfiants occupant les espaces publics collectifs, nuisant à la vie sociale et sociétale paisible, petits délits de toutes sortes, violence routière, mais également violence institutionnelle que vivent les demandeurs d’emplois et les précaires de l’emploi ou du logement. Un des facteurs préventifs de la quiétude est la mixité urbaine. Permettre à des hommes ou des femmes d’occuper l’espace public, de se déplacer tranquillement est gage d’apaisement. Aménager chaque quartier de la ville comme un espace de polarité attractif est un enjeu d’urbanisme mais également du bien vivre.

Nous porterons une attention forte au respect de la place des filles et des femmes dans la ville, dans leur vie toulousaine… C’est notre engagement au titre de l’égalité Fille-Garçon à l’école, Femme-Homme dans la ville en général. Nos objectifs de prévention et de soutien dépasseront le strict cadre de l’espace public pour soutenir les acteurs qui interviennent sur les questions des féminicides et des maltraitances enfantines.

Nous voulons créer un Grand service public de la Médiation.
Ce service aura pour vocation de resserrer le lien entre les habitants et la municipalité, d’apporter une écoute aux questions des habitants et de les orienter.
Pour cela :

  • Pour être efficace et opérationnel, le partenariat entre les différents acteurs, (Etat/ mairie/ HLM/ justice/ services sociaux/ associations de proximité etc) doit être construit aux différentes échelles de vie de la ville ( quartier, secteurs, commune, métropole...).
  • Nous relancerons les « cellules de veille sécurité/tranquillité » (1 par grand quartier ), qui permettent d’avoir, en croisant les regards des différents partenaires, une bonne compréhension de l’apparition de troubles à l’ordre public (par exemple occupation abusive d’espaces publics, dégradations répétitives, chiens non contrôlés etc ) et de leurs évolutions afin de construire des réponses adaptées.
  • Il faut remettre en place l’office de la tranquillité en l’intégrant dans ce nouveau service public de la médiation , permettant d’avoir un interlocuteur 24h sur 24 quelque soit la nature du problème rencontré.
  • La police municipale sera déployée dans les quartiers, au plus proches des habitants ; elle a pour mission de connaitre les problèmes, d’intervenir dans la mesure de son droit ou de transmettre à la police nationale les infractions qui ne sont pas de son ressort.
  • Nous inciterons l’Etat à faire de Toulouse une ville expérimentale pour une police nationale de proximité et serons candidats à cette expérimentation.
  • Les violences faites aux femmes seront traitées par un programme d’actions comme : la formation des agents municipaux à l’écoute, des aménagements dédiés des espaces publics, l’organisation des transports en commun pour « faire changer la peur de camp ». Un partenariat avec l’Etat et les associations sur la protection des femmes victimes de violences sera conforté (mise à l’abri, hébergement, logement et accompagnement à la hauteur des besoins en qualité et quantité. )
  • Les caméras : utiles dans « l’après coup ». Elles servent l’enquête et non à la prévention des actes. Nous réaffirmons la priorité de la présence humaine comme garante de la sécurité des habitants. Tout comme la mixité urbaine. Nous ferons un audit pour analyser la pertinence de chacune des caméras installées, Nous nous engageons à ne pas utiliser durant tout le mandat des caméras à reconnaissance faciale, de supprimer les dispositifs d’interpellation publique des « caméras parlantes.
  • Nous nous engageons à respecter le guide des bonnes pratiques, permettant notamment le respect des libertés publiques, la garantie de l’information et du contrôle.
  • Pour un espace public plus apaisé …
  • Nous voulons contribuer à faire avancer le débat national sur la légalisation et la vente du cannabis.

Ce à quoi le maire doit faire face :

La vente de produits illicite est génératrice de désordres économiques et nuit à la qualité de vie des habitants à peu près dans tous les quartiers. Les dealers sont organisés en bande). Ils occupent l’espace public au pied des immeubles. Ils ne supportent pas que leur commerce soit dérangé par les associations locales qui elles aussi souhaitent utiliser l’espace public. L’espace public est un enjeu pour eux ; les habitants se savent otages de ces situations et ils risquent parfois leur vie dans des règlements de compte. Les ventes s’étant intensifiées, les vendeurs ni les acheteurs ne sont plus les habitants du quartier où se déroule la vente.

  • La violence routière : nous envisageons d’abaisser la vitesse automobile en ville à 30 km, sur la rocade à 70. Nous procéderons à des expérimentations : à certains carrefours qu’il faudra définir, enlever les feux tricolores, afin d’encourager leur franchissement à allure réduite et précautionneusement.
  • Nous repenserons les espaces partagés cyclistes piétons qui sont aujourd’hui source de conflits et faire de vraies zones piétonnes.
  • Aménager chaque quartier de la ville comme un espace de vie agréable est un enjeu d’urbanisme mais également du bien vivre.

Enfin Le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance sera conforté et déploiera un programme de prévention où l’éducation et la formation seront des axes prioritaires.