Accompagner une politique de logement qui favorise la mixité pour une ville accessible à tous

A Toulouse, la demande de logement est en tension du fait de la forte croissance démographique. L’histoire urbaine a révélé un fort retard dans la construction d’une offre de logements suffisamment diversifiée et inscrite dans une géographie permettant la mixité sociale et l’accessibilité à tout ce qui permet d’organiser la vie quotidienne : emploi, services publics, culture et sport, transports, etc. Le marché du logement tient une place centrale dans l’économie locale, fruit de politiques de droite en faveur des promoteurs immobiliers.

Le principal enjeu pour Toulouse est d’arrêter de repousser à la périphérie les familles à revenus modestes, aujourd’hui obligées de rechercher plus loin que ce qu’elles souhaiteraient en termes de logement à prix abordable avec pour effet : un surcoût des déplacements au niveau des familles grevant fortement leurs budgets (cf. la mobilisation des gilets jaunes) et un surcoût environnemental très important. Toulouse connaît depuis plusieurs années une évolution constante des prix des loyers. Dans son rapport annuel publié en décembre 2019, l'Observatoire des loyers toulousains fait savoir qu'à la location le prix du mètre carré atteint 11,8 euros hors charges en 2018, en intégrant l’ensemble de la métropole, le prix médian retombe à 11,1 euros contre 10,3 euros cinq ans en arrière. Par ailleurs, cette tendance à la hausse se retrouve aussi dans les prix du marché immobilier du neuf et de l'ancien.

Notre objectif est de mettre un coup d’arrêt à cette hausse constante. Encadrement des loyers, charte signée avec les promoteurs, plus juste équilibre entre les différents types de logements, établissement foncier solidaire, sont les différents leviers que nous voulons activer dans ce sens.

Nous voulons permettre à tous de se sentir intégré dans la ville : jeunes, femmes notamment le soir, personnes âgées, personnes en situation d’handicap, habitants des quartiers populaires…

  • Nous mettrons en place l'encadrement des loyers pour empêcher la hausse des prix.
  • Les nouveaux programmes immobiliers devront respecter un réel équilibre pour créer une vraie mixité : 1/3 logements sociaux - 1/3 logements maîtrisés et Accession sociale à la propriété - 1/3 logements libres. Mais cette proportion doit être confortée par d'autres éléments pour asseoir une bonne mixité sociale. Celle-ci relève d’une politique urbaine globale, qui doit prendre en compte au moins les paramètres suivants : mixité géographique, présence des services en proximité, accès à des équipements associatifs – culturels – sportifs dans le quartier, transports publics proches.
  • Des nouveaux dispositifs innovants seront étudiés pour favoriser l’accession sociale à la propriété, comme le bail social et solidaire par exemple, en lien avec l'Office Foncier Solidaire que nous développerons. Il s'agit de déconnecter l'achat du foncier - qui reste propriété de l'OFS - de celui des murs.
  • Dans les quartiers les plus en difficulté, nous voulons développer une politique innovante de logements mieux fondée sur les attentes des habitants, favoriser l’accession sociale à la propriété, prendre en compte les besoins des familles nombreuses dans la programmation des logements.
  • Nous voulons également créer des emplois de gardiens d’immeubles pour une meilleure qualité de vie de voisinage
  • Nous mettrons en place un grand plan de rénovation énergétique des bâtiments publics (à commencer par les écoles) et des logements des particuliers, à raison de 5 000 logements par an.
  • Dans le logement social, 100% des logements neufs doivent être desservis par ascenseur ou en rez-de-chaussée accessibles aux personnes à mobilité réduite et un programme de mise en accessibilité des logements sociaux existants sera lancé. Nous développerons de nouveaux projets d’habitat inclusif.

Annexe : Agir face à la hausse constante des prix de l'immobilier

On considère souvent que la part maximale que les ménages devraient consacrer au loyer ne doit pas dépasser 30% des revenus.

Mais pour les petits revenus, ce pourcentage est malheureusement encore parfois supérieur. Et la baisse des APL décidée par le Président Macron est une aberration car c’est cette aide directe aux personnes qui permettait de maintenir la part des loyers dans cette proportion.

Toulouse connaît depuis plusieurs années une évolution constante des prix des loyers. Dans son rapport annuel publié en décembre 2019, l'Observatoire des loyers toulousains fait savoir qu'à la location le prix du mètre carré atteint 11,8 euros hors charges en 2018, en intégrant l’ensemble de la métropole, le prix médian retombe à 11,1 euros contre 10,3 euros cinq ans en arrière.

Et si l’on ne regarde que le prix dans le privé, selon l’étude LocService.fr, le loyer moyen charges comprises pour se loger à Toulouse est de 589 € pour 38 m² en moyenne, ce qui correspond à un ratio de 15,32 €/m², en augmentation de 3,15 % par rapport à l’année précédente.

Par ailleurs, cette tendance à la hausse se retrouve aussi dans les prix du marché immobilier du neuf et de l'ancien. Pour ce dernier prix du mètre carré a augmenté de 5,5 % entre 2018 et 2019, atteignant le prix moyen de 2 700 euros dans la ville de Toulouse. La statistique se limitait à 2 500 euros en 2016.

Notre objectif est de mettre un coup d’arrêt à cette hausse constante.

Encadrement des loyers , charte signée avec les promoteurs, plus juste équilibre entre les différents types de logements, établissement foncier solidaire, sont les différents leviers que nous voulons activer dans ce sens.