Urgence écologique / Urgence sociale

Respirer un air sain, fournir à nos enfants une alimentation qui ne nuise pas à leur santé et à l’environnement, ne pas étouffer lors des pics de chaleur, sont des exigences fortes de tous les habitants de notre ville, dans toutes leurs diversités.
Le devoir climatique, c'est en premier lieu le devoir politique d'affronter l'urgence climatique en prenant pleinement en compte que celle-ci est aussi une urgence sociale.
Notre municipalité, puissance publique, se doit, avec les moyens dont elle dispose, de permettre à chaque famille, à chacun, chacune, quelque soit son milieu social, d'affronter au mieux l'urgence climatique.
Car nous savons que les changements profonds nécessaires n’ont pas les mêmes implications en fonction des milieux sociaux concernés. Comme nous savons que les dégradations de notre environnement ne touchent pas également.

Les premières victimes de la pollution, de la dégradation de la qualité de l'air, sont les populations les plus défavorisées. A Toulouse, les zones les plus polluées sont celles qui jouxtent les noeuds de la rocade, à Bordelongue et au Milan en premier lieu, quartiers parmi les plus pauvres de la ville (revenu médian de 12 116 euros par an). La politique volontariste que nous engagerons de réduction de la place la voiture thermique dans la ville, de développement des transports en commun en inter et multimodalité, y compris pour accéder à notre ville depuis les ceintures extérieures, participera d'une réduction de la pollution pour tous, et particulièrement pour ces populations les plus touchées. C'est en ce sens que nous développerons un RER Toulousain, prolongerons la ligne B jusqu’à Labège, prolongerons le tram jusqu’à la gare.

Mais réduire la place de la voiture, cela signifie aussi de permettre à chaque personne de se déplacer dans la ville en utilisant un mode de transport adapté à ses déplacements, pour pouvoir accéder à toute la ville. Et ce sont le plus souvent les habitants les moins fortunés qui doivent effectuer les trajets les plus longs depuis les quartiers périphériques. Nous développerons donc des tarifications sociales et des gratuités adaptées.

Sanctuariser les espaces naturels, effectuer des campagnes annuelles de plantation sur les terrains publics, les grands axes routiers, terrains communaux, universités... participera aussi de cet objectif de réduction de la pollution partout, mais particulièrement dans les zones les plus touchées.

Ce sont souvent aussi les familles, les personnes les plus pauvres qui paient les factures les plus lourdes sur le plan du chauffage, qui souffrent le plus de la chaleur lors des canicules de plus en plus fréquentes, du fait de logements anciens, mal isolés, dégradés... celles qui ont le plus de difficultés pour entrer dans la transition énergétique de l'habitat. Nous mettrons en place des aides financières et administratives pour permettre aux habitant-e-s dont les revenus sont faibles ou médians d'assurer leurs travaux de rénovation énergétique.
Nous accompagnerons les résidents victimes d’abus et de nuisances (logements insalubres, passoires énergétiques …) dans leurs démarches.

L'accès à une alimentation de qualité est aujourd'hui également inégalitaire. Nous savons tous que ce sont en premier lieu les CSP+ qui s'inscrivent dans des démarches de type AMAP ou qui font les courses dans les magasins bio ou de circuits courts. L'exigence que nous fixons de renforcer les repas issus des circuits courts et les produits biologiques dans les menus des cantines, permettra à la plupart des enfants de bénéficier chaque jour d'un repas de qualité. Nous développerons les filières pour des circuits courts et une offre biologique, en partenariat avec la Région et le Grand marché de Toulouse. Nous développerons aussi les jardins partagés, qui en plus de fournir des produits de qualité favorisent le lien social et l'éducation au respect de la nature.

Plus généralement, nous mettrons en place des actions pédagogiques, d'information, de formation, pour qu'aux différents âges, dans tous les quartiers de notre ville, chacune et chacun puisse être sensibilisé aux nécessaires changements qu'impose l'urgence climatique.